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Inondations dévastatrices au Népal et au Tibet : près de 1 500 personnes portées disparues

Inondations dévastatrices au Népal et au Tibet : près de 1 500 personnes portées disparues

Le Népal et la région chinoise du Tibet sont confrontés à une catastrophe naturelle majeure après l’effondrement soudain d’une importante masse de boue et de roches dans le lit d’une rivière de montagne. Le phénomène a provoqué une crue torrentielle qui a ravagé des localités, des vallées et plusieurs zones frontalières, faisant de nombreux morts et disparus.

Les autorités népalaises ont indiqué jeudi que près de 1 500 personnes seraient portées disparues au Népal et au Tibet, dont au moins 800 étrangers. La police a par ailleurs averti que le bilan pourrait encore s’alourdir alors que les opérations de recherche et de secours se poursuivent dans les zones sinistrées.

Les équipes de secours népalaises ont mobilisé des hélicoptères afin de rechercher d’éventuels survivants et d’acheminer des aides d’urgence aux milliers de personnes isolées. L’accès à plusieurs secteurs reste particulièrement difficile en raison des importants dégâts causés aux routes et aux infrastructures.

Le porte-parole de la police népalaise, Abi Narayan Kafle, a indiqué que les opérations de recherche avaient repris, précisant que de nouveaux corps pourraient être découverts dans les prochaines heures.

D’importants dégâts matériels

Selon l’Autorité népalaise de réduction et de gestion des risques de catastrophes, les inondations ont causé de lourds dégâts aux infrastructures. Quelque 80 ponts et près de 40 kilomètres de routes goudronnées ont été endommagés ou emportés par les eaux.

L’autorité a également indiqué que 89 membres des forces de sécurité, issus notamment de la police et des forces armées, étaient toujours portés disparus, tandis que les opérations de recherche se poursuivent.

La catastrophe a frappé une région montagneuse particulièrement difficile d’accès, fréquentée par de nombreux randonneurs et touristes. Elle se trouve sur un axe reliant Lhassa, capitale du Tibet, à Katmandou, capitale du Népal, ce qui explique notamment la présence d’un grand nombre d’étrangers dans la zone au moment du drame.

Des centaines d’étrangers parmi les disparus

Des responsables de la police et du secteur touristique ont indiqué qu’environ 600 étrangers figuraient parmi les personnes portées disparues du côté népalais.

Dans la région tibétaine de Gyirong, les médias chinois ont fait état de trois décès et de 558 personnes portées disparues, dont environ 260 étrangers.

Les autorités chinoises ont appelé à intensifier les opérations de recherche et de secours au Tibet, alors que la catastrophe pourrait figurer parmi les plus meurtrières enregistrées en Chine cette année.

La Malaisie a, de son côté, annoncé que 55 de ses ressortissants étaient toujours portés disparus. Le gouvernement australien a également fait état de 34 Australiens disparus.

Un premier bilan communiqué mercredi faisait état de plusieurs centaines de personnes portées disparues, parmi lesquelles des ressortissants indiens, britanniques, américains, malaisiens, sud-africains, australiens et néerlandais, ainsi que plusieurs Sud-Coréens travaillant dans une centrale hydroélectrique.

Des vidéos authentifiées montrent l’ampleur de la catastrophe : d’énormes quantités d’eau et de débris ont déferlé dans les zones frontalières, emportant des personnes, des habitations, des routes et des infrastructures énergétiques en direction du Népal.

Un séisme pourrait-il être à l’origine de la catastrophe ?

Les causes exactes de la catastrophe font toujours l’objet d’investigations. Toutefois, les premières informations recueillies par les autorités népalaises évoquent la possibilité d’un effondrement glaciaire ou d’un glissement de terrain consécutif à une activité sismique dans la région.

Selon le Centre allemand de recherche en géosciences, un séisme de magnitude 4,4 s’est produit quelques minutes avant les images montrant l’arrivée soudaine des eaux, ce qui pourrait avoir contribué à déstabiliser les terrains montagneux.

De son côté, l’United States Geological Survey (USGS) estime que le phénomène pourrait être lié à un effondrement glaciaire accompagné d’un important flux de débris, provoquant des conséquences particulièrement destructrices en aval.

Une première analyse d’images satellitaires a également suggéré que les crues de la rivière Lende pourraient être liées à un glissement de terrain survenu à proximité de la frontière entre le Népal et la Chine.

Les opérations de secours se poursuivent

Les équipes de secours sont confrontées à d’importantes difficultés en raison du relief montagneux, de la destruction de plusieurs routes et ponts et de l’isolement de nombreuses zones sinistrées.

Les hélicoptères poursuivent leurs missions pour évacuer les habitants et acheminer des produits de première nécessité vers les secteurs devenus difficilement accessibles.

Les autorités népalaises et chinoises continuent d’évaluer l’ampleur des pertes humaines et matérielles. Alors que les opérations de recherche se poursuivent, le nombre de personnes portées disparues pourrait encore augmenter.

Cette catastrophe rappelle une nouvelle fois la vulnérabilité des régions montagneuses de l’Himalaya, où les glissements de terrain, les effondrements glaciaires et l’activité sismique peuvent rapidement provoquer des crues dévastatrices menaçant les populations, les visiteurs et les infrastructures essentielles.

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