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Nouvelles règles espagnoles : les transporteurs routiers marocains confrontés à de lourdes difficultés

Nouvelles règles espagnoles : les transporteurs routiers marocains confrontés à de lourdes difficultés

Le secteur du transport routier international entre le Maroc et l’Espagne traverse une période délicate après l’entrée en vigueur de nouvelles mesures appliquées par les autorités espagnoles. Les professionnels du secteur dénoncent des retards importants, des contrôles renforcés et des sanctions financières susceptibles d’affecter sérieusement leurs activités.

Des contrôles renforcés sur les véhicules utilitaires légers

Depuis le début du mois, l’Espagne applique les dispositions du « Paquet Mobilité » de l’Union européenne aux véhicules utilitaires légers de 2,5 à 3,5 tonnes opérant dans le transport international.

Ces véhicules sont désormais tenus d’être équipés d’un tachygraphe numérique et de respecter strictement les temps de conduite et de repos. Les autorités espagnoles procèdent également à des contrôles rigoureux afin de vérifier les autorisations et documents exigés pour le transport transfrontalier.

Les transporteurs marocains tirent la sonnette d’alarme

L’Association marocaine du transport routier intercontinental (AMTRI) estime que la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions provoque de sérieux dysfonctionnements dans les ports espagnols.

Selon son président, Amer Zghino, les chauffeurs sont désormais obligés de stationner dans des parkings désignés et d’enregistrer précisément leur emplacement avant d’effectuer les formalités de transit. Toutefois, la capacité d’accueil de ces parkings demeure insuffisante face à l’afflux des camions.

Des retards et des amendes dépassant 1 000 euros

Faute de places disponibles, de nombreux chauffeurs sont contraints de stationner à proximité des ports, s’exposant ainsi à des amendes pouvant dépasser 1 000 euros ainsi qu’à des inspections approfondies retardant davantage leur passage.

Les professionnels dénoncent également des délais pouvant atteindre cinq jours avant l’inspection, entraînant des coûts supplémentaires, des risques de détérioration des marchandises périssables et une perte du temps de validité des visas des chauffeurs.

Un secteur confronté à des défis croissants

Pour les professionnels, ces nouvelles contraintes viennent s’ajouter aux difficultés déjà existantes, notamment celles liées aux visas, mettant en péril la compétitivité du transport routier international entre le Maroc et l’Europe.

L’AMTRI appelle à une coordination avec les autorités espagnoles afin d’améliorer la fluidité des opérations dans les ports et de préserver les échanges commerciaux entre les deux pays.

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