« Bilmawn »… Une tradition amazighe qui anime l’Aïd dans la région du Souss
« Bilmawn »… Une tradition amazighe qui anime l’Aïd dans la région du Souss

Une ambiance festive qui fait revivre le patrimoine
À l’occasion de l’Aïd Al-Adha, les villes et villages de la région du Souss se parent d’une atmosphère particulière marquée par le retour du rituel traditionnel « Boujloud » ou « Bilmawn », considéré comme l’un des patrimoines amazighs les plus emblématiques du Maroc. De nombreux jeunes revêtent des peaux de moutons et parcourent rues et places publiques dans des performances festives qui attirent habitants et visiteurs.
La jeunesse au cœur de la préservation de cette tradition
Dès les premières heures de l’Aïd, les participants collectent les peaux des sacrifices avant de les transformer en costumes spécialement conçus pour les festivités, qui se poursuivent durant plusieurs jours. Au fil des années, cette pratique a connu une évolution notable, passant des villages ruraux aux espaces urbains, grâce notamment aux efforts des associations culturelles et de la société civile pour préserver cet héritage folklorique.
D’un rite populaire à un carnaval culturel
Des chercheurs en anthropologie estiment que « Bilmawn » a profondément évolué, notamment dans les villes d’Agadir, Inezgane, Dcheira et Aït Melloul, où les jeunes et adolescents sont devenus les principaux acteurs de cette tradition. Cette transformation lui a donné une dimension artistique et créative, tout en contribuant à l’animation culturelle et touristique de la région.
Des initiatives pour encadrer les célébrations
Face à cette popularité grandissante, des associations et autorités locales œuvrent à mieux organiser ces festivités afin de préserver la symbolique authentique de « Boujloud » et limiter certains comportements jugés contraires à l’esprit de cette tradition. L’objectif affiché est de faire évoluer cet héritage vers un carnaval culturel d’envergure internationale mettant en valeur la richesse de la culture amazighe marocaine.




